Frise chronologique
mai 1980
Incendie de l’immeuble
Incendie de l’immeuble
mai 1980 (≈ 1980)
Endommageant partiellement la structure, restauré ensuite.
18 décembre 1981
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
18 décembre 1981 (≈ 1981)
Protection des façades, toitures et éléments intérieurs.
1er quart XXe siècle
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Commandé par les sœurs Seube, conçu par Rachou et Larroque.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier à balustres avec sa cage ; deux cheminées du rez-de-chaussée ; cheminée du premier étage ; cheminée du deuxième étage (cad. AB 25) : inscription par arrêté du 18 décembre 1981
Personnages clés
| Rachou - Conservateur de musée et maître d’œuvre |
Concepteur de l’immeuble avec Jean Larroque. |
| Jean Larroque - Entrepreneur et autoproclamé architecte |
Collaborateur de Rachou pour la construction. |
| Famille Seube - Commanditaires de l’immeuble |
Trois sœurs à l’origine de la construction. |
Origine et histoire
L’immeuble de Seube, édifié au tout début du XXe siècle à Toulouse, fut commandé par trois sœurs de la famille Seube. Conçu par Rachou, conservateur de musée, et Jean Larroque, entrepreneur se présentant comme architecte, le bâtiment incarne l’architecture de pastiche toulousaine. Il juxtapose copies et originaux dans une composition fantaisiste, intégrant des fragments anciens comme des sarcophages transformés en cheminées. Son socle en briques et galets alterne avec des façades ornées de portails en accolade, baies géminées, et faux mâchicoulis, créant un ensemble éclectique et remarquable.
L’édifice subit un incendie en mai 1980, nécessitant une restauration ultérieure. Ses façades et toitures, ainsi que des éléments intérieurs comme l’escalier à balustres et plusieurs cheminées, furent protégés par un arrêté d’inscription aux Monuments Historiques le 18 décembre 1981. L’immeuble se distingue aussi par son emplacement sur l’allée Paul-Feuga, dans un quartier marquant l’urbanisation toulousaine du début du XXe siècle, où l’artisanat local et les influences historiques se mêlaient aux innovations architecturales.
La structure repose sur un socle en briques et galets, tandis que ses trois façades visibles exhibent un décor foisonnant : portails à fleurons, fenêtres à traverse, et linteaux à crossettes. Ces détails reflètent une volonté de réinterpréter le patrimoine médiéval et Renaissance, typique des constructions bourgeoises de l’époque. L’utilisation de matériaux recyclés, comme les sarcophages, souligne une approche à la fois nostalgique et inventive, caractéristique des élites toulousaines du début des années 1900.
Classé comme l’un des meilleurs exemples d’architecture pastiche à Toulouse, l’immeuble de Seube témoigne d’une période de transition où la ville, en pleine expansion, cherchait à concilier modernité et héritage. Son histoire reflète aussi les dynamiques sociales de l’époque, avec des commanditaires issus de familles aisées – ici les sœurs Seube – investissant dans des projets immobiliers ambitieux, symboles de leur statut et de leur goût pour l’éclectisme artistique.